Dans mon article précédent, je faisais état des différences dans les modes de rétribution proposés aux affiliés : la participation aux bénéfices, le CPA (coût par acquisition) ou l’option la plus récente et la plus avantageuse : l’option « hybride ». Mais vous, affilié, quelle est votre latitude dans ce processus ?
La plus simple consiste à dire que nombre de programmes n’offrent pas le moindre choix, votre décision porte moins sur le mode de rétribution que sur le fait de soutenir ou pas un site qui ne vous permet pas de choisir.
Heureusement, s’ils estiment que vous tiendrez vos promesses, généralement les directeurs affiliés négocieront à votre place (même s’ils ne l’affichent pas) les différentes options. A mon sens, il est bon de montrer, pendant un certain temps, que votre site est très fréquenté et si vous atteignez vos objectifs que l’opérateur du site accède à votre requête sur le mode de paiement.
Exemple : vous souhaitez recevoir un CPA de 150 $ par joueur déposant quand votre directeur affilié souhaite lui que vous travailliez, sur la base d’une participation à hauteur de 30 % des bénéfices les 90 premiers jours. Il pourra ainsi vérifier que vous êtes à même d’amener des joueurs déposants qui ne se contentent pas de faire un apport initial et retirent leurs fonds par la suite. C’est une proposition honnête si vous n’avez pas encore fait vos preuves en la matière. Les affiliés auxquels je l’ai fait ont fini par opter pour ce mode de rétribution car l’activité des joueurs était telle que la participation aux bénéfices représentait, pour tous, la meilleure option.
De récents débats ont porté sur le bien-fondé des programmes CPA dans le cadre d’une dépréciation du dollar américain. Alors que la valeur des rétributions en dollar a baissé comparativement aux autres devises, il est bon de savoir que la majorité des sites qui règlent en dollar américain font de même avec les joueurs, payés eux aussi en dollar. La part du montant CPA que vous recevez n’a pas changé. L’opérateur n’est pas responsable de la baisse du dollar, il en mesure encore plus les conséquences que ses affiliés. En rétribuant les affiliés au même tarif CPA, il ne gagne pas plus. Mais avec un dollar plus faible, il est vraisemblable qu’ils soient moins rentables dans leur ensemble.
Pouvez-vous pour autant réclamer un tarif CPA plus important? Bien sûr « qui n’essaye rien... » vous connaissez la chanson, mais je comprendrais que vous essuyez un refus faute d’autres arguments en faveur. Je suis bien placé pour en parler car j’en connais bien les effets. En tant que Canadien, j’ai apprécié l’époque pas si lointaine lorsque 1000 $ me rapportait 1500$ canadiens. Aujourd’hui, je m’estime heureux de gagner les mêmes 1000$ (canadiens). J’ai l’impression de travailler pour chaque fois moins et du strict point de vue des échanges, c’est vrai.
En somme, réclamez le mode de paiement qui convient le mieux à votre entreprise, même s’il ne fait pas partie des paiements proposés. Plusieurs opérateurs et directeurs affiliés sont réservés sur les accords CPA de base s’ils ne connaissent pas la qualité de fréquentation de votre site. Agissez là où vous le pouvez. Proposez le paiement hybride, un tarif CPA plus bas en mesure de couvrir vos opérations et coûts marketing, ainsi qu’une participation au bénéfices (rev share) qui augmentera vos bénéfices au fil du temps. C’est du bon sens!
Gian Perroni est Président de la Canadian Affiliate Management Company, (CanAffco.com). Il est sur le marché du jeu en ligne depuis 1997. Gian intervient souvent dans les conférences sur le jeu, il a lui même été affilié, directeur affilié et opérateur. Son équipe et lui collaborent avec des marchands de jeux et des vendeurs au détail. Vous pouvez le contacter par courriel à l’adresse suivante : gian@canaffco.com



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